camerun

08/06/2011 - 3 + 1 partiti, 1 rimasto / 3 + 1 partis, 1 resté

(En français plus bas)

Sabato scorso era il giorno previsto per la partenza. Tutti e cinque i fratelli lasciavano la casa di Ladispoli, Gilbert sarebbe venuto a stare con noi a Roma mentre Julienne, Hélène, Jeannette e Jean sarebbero tornati in Camerun. La Croce Rossa di Ladispoli si è nuovamente resa disponibile per accompagnarci all'aeroporto, e per fortuna, perché i miei cognati avevano una tale quantità di bagagli che ci sarebbero volute tre o quattro macchine per contenerli tutti. Hanno raccolto un po' di tutto, soprattutto abiti usati, ma anche giocattoli, gadget, ecc. Mi ero preoccupata di portare una bilancia per fargli pesare le valigie e assicurarsi che non superassero i limiti consentiti (46 kg a testa), ma nonostante ciò all'aeroporto abbiamo dovuto disfare alcuni bagagli per ripartire il contenuto diversamente (c'era anche un limite sul numero di pezzi, massimo due, e sul peso del singolo pezzo, massimo 23 kg) e portare via altri bagagli eccedenti, tra cui alcuni bagagli a mano (un solo pezzo consentito). Tutto questo ci ha fatto perdere un po' di tempo e i quattro si sono infine avviati verso i controlli all'ultimo momento. Justin, Gilbert e io li abbiamo lasciati lì e siamo tornati a casa, tirando un sospiro di sollievo per aver infine concluso l'impegnativa giornata. Ho riconsegnato l'automobile che avevo prelevato con il servizio di Car Sharing e mi sono messa a preparare la cena, mentre Justin e Gilbert chiacchieravano. Erano le 19.20 quando è squillato il telefono. Risponde Daniele che passa la cornetta a Justin. Vedo Justin rispondere, assumere un'espressione allarmata ed esclamare "Quoi???!!!" "Oddio, hanno perso l'aereo", penso. Justin parla in medumba, poi attacca. "Hélène non è partita", dice. "Come, perché?" "Non lo so, è caduta la linea, dice che aveva chiesto a qualcuno di prestarle il telefonino per chiamare, è lì all'aeroporto."

Restiamo tutti interdetti per un minuto o due. Dopo di che mi rendo conto di essere l'unica a poter fare qualcosa. "Non possiamo lasciarla la notte all'aeroporto, vado a prenderla." Prenoto un'altra automobile, esco in bicicletta per arrivare al parcheggio del Car Sharing, prendo l'auto e parto per l'aeroporto, dove torno al Terminal 3 delle partenze internazionali. Sono le 21 e in aeroporto c'è ormai poca gente. Vedo un paio di poliziotti vicino a un bagaglio, mi avvicino per chiedere se hanno visto una signora africana alta e magra, vestita di verde sgargiante. C'è del personale dell'aeroporto che dice di averla vista, che ha perso il volo perché aveva troppi bagagli a mano, ne ha lasciato uno ma era ormai tardi. I poliziotti sono preoccupati del bagaglio abbandonato, io dico che OK lo prendo io, ma io sono preoccupata per la signora che non vedo da nessuna parte. Mi mandano di sotto agli arrivi, l'addetto al servizio informazioni di sotto dice di averla vista e averla mandata di sopra al "Flight Care", torno sopra ma al Flight Care non l'ha vista nessuno. Anche la polizia ora mi aiuta nelle ricerche e finalmente qualcuno la vede di sotto agli arrivi, all'esterno, seduta che aspetta là dove credeva che avessimo parcheggiato il pomeriggio. Scendo di corsa, sollevata ma con l'intenzione di dirgliene quattro, ma quando la vedo, con un'espressione distrutta, sull'orlo delle lacrime, disperata perche "mi sta creando un sacco di problemi", ogni intenzione bellicosa svanisce e sono io a doverla confortare.

Alle 22.30 siamo tutti a casa (riconsegnerò l'auto il mattino dopo). Il lunedì vado all'agenzia della Royal Air Maroc, dove per fortuna riesco a prenotare il ritorno per lo stesso giorno con una penale di soli 50 euro. Il pomeriggio accompagniamo di nuovo Hélène all'aeroporto, con i bagagli ben pesati e misurati; Hélène passa subito sia al check-in che ai controlli (l'accompagniamo fin dove possiamo arrivare, poi ci raccomandiamo con il personale dell'aeroporto di indicarle il gate), torniamo a casa, ma ci rilassiamo definitivamente solo il mattino dopo, quando da Douala ci chiamano dicendo che Hélène è arrivata e tutto è a posto.

Stamattina mi ha chiamata la dottoressa che sta seguendo la questione della donazione di midollo e mi dice che tutte le analisi di Gilbert sono negative, non ha nulla, nemmeno la temuta malaria. La settimana prossima si faranno quindi le indagini strumentali (radiografie, ecografie, elettrocardiogramma ecc.). Finora comunque tutto bene, Gilbert sembra sano come un pesce. Justin ne è contento ma anche preoccupato, perché essendoci appena passato sa che dura prova sia un trapianto e non è certo entusiasta all'idea di dover tra poco affrontare tutto di nuovo.

Français:

Samedi dernier était le jour du départ. Les cinq frères ont quitté la maison à Ladispoli, Gilbert viendra et restera avec nous à Rome pendant que Julienne, Hélène, Jeannette et Jean seraient de retour au Cameroun. La Croix-Rouge de Ladispoli a de nouveau mis à disposition son minibus pour nous accompagner à l'aéroport, et cela a servi, car mes beaux-parents avaient tellement de bagages qu'il faudrait trois ou quatre voitures pour les contenir tous. Ils ont recueilli un peu de tout, des vêtements d'occasion en particulier, mais aussi des jouets, des gadgets, etc. J'avais apporté une balance pour le peser et faire en sorte que les valises ne dépasse pas les limites admissibles (46 kg chacune), mais malgré cela nous avons dû défaire une partie des bagages à l'aéroport et partager le contenu différemment (il y avait une limite sur le nombre de pièces, deux au maximum, et sur le poids de chaque pièce, maximum 23 kg), et aussi ramener avec nous d'autres bagages excédents, y compris certains des bagages à main (une seule pièce admise). Tout cela nous a fait perdre un peu de temps et les quatre se sont finalement rendus au point de contrôle à la dernière minute. Justin, Gilbert et moi les avons laissés là-bas et nous sommes rentrés chez nous, en poussant un soupir de soulagement pour avoir enfin terminée une journée bien remplie. J'ai retourné la voiture que j'avais pris avec le service de Car Sharing et j'ai commencé à préparer le dîner, tandis que Justin et Gilbert parlaient entre eux. Il était 19h20 lorsque le téléphone a sonné. Daniele a répondu et a passe le téléphone à Justin. Je vois Justin répondre, prendre une expression alarmé et exclamer: «Quoi ???!!!» «Mon Dieu, ils ont raté le vol», je pense. Justin parle en Medumba, puis il accroche. «Hélène n'est pas partie», dit-il. «Comment, pourquoi?» «Je ne sais pas, la ligne c'est coupé, elle a dit qu'elle avait demandé à quelqu'un de lui prêter son téléphone pour appeler, elle est à l'aéroport.»

Nous restons interloqués pendant une minute ou deux, après quoi je réalise que je suis la seule qui puisse faire quelque chose. «Nous ne pouvons pas la laisser à l'aéroport pendant la nuit, je vais la prendre.» Je réserve une autre voiture, je vais en vélo pour me rendre au stationnement du Car Sharing, je prends la voiture et je pars pour l'aéroport, où je me rends au Terminal 3 pour les départs internationaux. Il est maintenant 21h et il y a peu de gens à l'aéroport. Je vois deux policiers près d'un bagage, je m'approche pour leur demander s'ils ont vu une dame africaine haute de taille et mince, habillé en vert clair. Il ya du personnel de l'aéroport qui dit de l'avoir vue, qu'elle a raté le vol parce qu'elle avait trop de bagages, elle en a laissé un, mais il était trop tard. La police est préoccupé par le bagage abandonné, je dis OK, je le prends, mais je suis inquiète pour la dame que je ne vois nulle part. Ils m'envoient à l'étage inferieur, l'agent d'information là-dessous dit l'avoir vue et l'avoir envoyée au "Flight Care" en haut. Je remonte et demande au "Flight Care", mais ils ne l'ont pas vue. La police m'a alors aidée dans la recherche et enfin quelqu'un la voit en bas, au dehors, assise attendre là où elle pensait que nous avions stationnés dans l'après-midi. Je descends en courant, soulagée mais avec l'intention de la gronder, mais quand je le vois, son regard éteint, sur le bord des larmes, désespérée, car «elle m'a crée beaucoup de problèmes», tous mes intentions belliqueuses s'estompent et c'est moi qui dois la réconforter.

À 22h30, nous sommes tous à la maison (je rendrai la voiture le lendemain matin). Le lundi je vais à l'Agence de la Royal Air Maroc, où, heureusement, je peux réserver le retour pour le même jour avec une pénalité de 50 € seulement. Dans l'après-midi nous accompagnons à nouveau Hélène à l'aéroport, avec des bagages bien pesés et mesurés; Hélène passe sans problèmes soit le check-in soit le point de contrôle (nous l'accompagnons jusqu'où nous pouvons aller, puis nous recommandons au personnel de l'aéroport de lui indiquer le gate) et nous rentrons à la maison, mais nous ne nous relaxons enfin que le lendemain matin, quand on nous appelle de Douala en disant que Hélène est là et tout c'est bien passé.

Ce matin, le docteur qui suit la question du don de moelle m'a appelé et m'a dit que tous les tests sont négatifs pour Gilbert, il n'a rien, pas même le paludisme qu'on redouté. La semaine prochaine, on fera donc les autres examens (radiographie, échographie, ECG, etc.). Cependant, jusqu'ici tout va bien, Gilbert semble être en pleine forme. Justin est heureux mais aussi inquiet, car il vient de sortir de l'hôpital à la suite d'une greffe et il sait de quelle dure épreuve il s'agit; il n'est donc pas enthousiaste à l'idée de faire face à nouveau à tout cela.